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24 septembre 2018

Compte rendu audience alerte sociale 20/09/18 maj du 26/09

RELEVE DE CONCLUSIONS DSDEN24 :

Présents :

- administration : M. Caillaut (IA-DASEN), M. Griffoul (IA adjoint), M. Brevet (Secrétaire géneral)
- SNUipp : Me Loubiat-Fouchier, M. Mignon, M. de La Brosse

SNUipp : Nous rappelons le référentiel de compétences des professeurs des écoles : P5 : « évaluer les progrès et les acquisitions des élèves ». Dans les remontées que nous avons, de nombreux collègues ne comprennent pas l’utilité et l’intérêt de telles évaluations tant elles sont différentes de celles de l’an dernier. Ils ont l’impression de ne plus avoir la main sur l’évaluation de leurs élèves qui par ailleurs, sont mis en difficulté.

- Lien vers l’alerte sociale

Réponse IA-DASEN :

Il rappelle la compétence 1 : « agir en fonctionnaire de l’Etat ». Il précise qu’il faut considérer ce référentiel comme un guide, que ce n’est pas un texte de loi et ne doit être pris comme tel. Les Professeurs des écoles doivent agir en fonctionnaires responsables, au service de l’Etat. Ils doivent donc obéir aux demandes institutionnelles et donc faire passer ces évaluations qui sont une demande du ministre.

Il précise le contexte :

  • ces évaluations sont indispensables car les élèves en France sont en difficulté. Il apparait que 27% des élèves en maths et 15 % en français ne maîtrisent pas les compétences de base à la fin du CM2.
  • PISA : les résultats sont déplorables, même si c’est un outil anglo-saxon …
  • Un temps nécessaire a été utilisé pour les expérimenter sur un panel de 12 000 élèves.
  • Il assure qu’il n’y aura pas de classement : ni des élèves, ni des écoles, ni des enseignants.
  • Les équipes des écoles vont recevoir une analyse de chaque élève et des activités de remédiation leur seront proposées (phase 2 des évaluations qui sera une analyse). Il ne s’agira pas d’une critique de l’enseignant. Au contraire, l’objectif est de proposer aux professeurs des écoles des outils plus performants, tenants compte des apports de la recherche, pour mieux enseigner, être plus performant. Le DASEN déplore que depuis des années, il n’y ait que 3 éditeurs en maths, proposant des manuels qui ne sont pas conçus par des chercheurs, ne tenant pas compte des avancées de la recherche scientifique.
  • C’est une année de mise en route, il est possible que certains items soient modifiés dans le futur, voire abandonnés.

Ces évaluations mettent les élèves en difficultés. Quels outils de remédiations seront proposés pour les collègues ?

  • Au vu des résultats des saisies, il sera fourni aux professeurs des écoles des situations de remédiations pour les différents items.

Les collègues ne sont pas associés à la correction et ne les analysent pas. Les évaluations nationales ne sont par remises en cause par les collègues mais ces nouvelles évaluations ne correspondent pas aux évaluations habituelles, aux différentes pratiques de classe des collègues (rapport à l’exercice, à la consigne, au temps, à la difficulté).

  • Ce n’est pas grave si les élèves ne réussissent pas tous les items, mais cela apporte une base de travail pour la suite, base de comparaison avec la 2ème série d’évaluations à mi-CP, six mois plus tard. Ce ne sont pas des évaluations sommatives, on ne peut pas ni les échouer, ni les réussir. C’est une mesure de performance en début d’année. Il s’agira d’analyser les progrès entre les deux séries.

Les collègues qui pensent ne pas faire passer ces évaluations, et/ou ne pas faire remonter les résultats, s’exposent-ils à des sanctions, des retenues sur salaire ?

  • Ces évaluations sont obligatoires, et nous sommes des fonctionnaires.

Les enseignants seront « public désigné » sur toutes les formations auxquelles ils seront convoqués, certains (cycle 2, cycle 3) n’ayant plus aucune possibilité de choisir dans les domaines qu’ils souhaitent consolider.

  • La priorité étant de rehausser le niveau en math et en français, le plan de formation va perdurer sous cette forme : balisé maths/français. L’objectif fixé à atteindre est de 100 % de réussite au CP. Les enseignants voulant s’inscrire sur des formations autres devront le faire sur les 6h de la deuxième journée de pré-rentrée.

Les 5h d’APC dégagées, le sont-elles pour chaque enseignant de l’école (travail en équipe) ?

  • Non, seuls les collègues concernés (c’est-à-dire ayant des CP et/ou CE1 dans leur classe) auront la possibilité de déduire 5h d’APC pour la saisie des résultats.

Commentaire SNUipp 24 –FSU suite à cette audience :

  • Le Dasen ne répond pas sur le fond et la philosophie de ces évaluations. Il reste dans une position de courroie de transmission des desiderata ministériels. Il les justifie par la recherche scientifique, mais en ne prenant en compte qu’une partie de la recherche – celle proche du Ministre- voire en opposant les chercheurs, et en oubliant que les autres pays entrés dans ce type d’évaluations, sont en train de les abandonner (Suède, Pays-Bas, Grande-Bretagne). Nous continuons à penser que ces évaluations sont en réelle rupture avec la culture professionnelle des enseignants du primaire et les dépossèdent de leur professionnalisme : nous allons vers une prolétarisation du professeur des écoles et une industrialisation de l’enseignement.
  • Nous regrettons que malgré une expérimentation à grande échelle (6000 ou 12000 élèves testés !… ou 6000 deux fois ?) il n’ait pas été possible à l’administration de présenter aux collègues directement et plus concrètement ces évaluations et les remédiations qui leur seront associées, et ainsi les rassurer et lever facilement leurs interrogations et leurs inquiétudes.
  • De même, nous regrettons que les 5h d’APC dégagées ne le soient pas pour toute l’équipe enseignante mais uniquement pour les collègues ayant en charge des CP et/ou des CE1. C’était un bon moyen de favoriser et valoriser le travail en équipe –que ce soit pour la saisie ou l’analyse- comme il est recommandé par l’administration.
  • Nous constatons que le terme « évaluations » est au fil des publications remplacé par le mot « tests » ce qui en change considérablement le sens et rajoute du doute et de l’inquiétude quant à leurs finalités.
  • Nous déplorons qu’alors que la réussite au CP est devenue cause nationale, le ministre oublie l’intérêt général, et par là même sa cause, en ne privilégiant qu’une seule approche et qu’un seul pan de la recherche, alors que l’on sait bien qu’en pédagogie c’est en variant les approches qu’on a le plus de chances de raccrocher le plus d’élèves. De même nous déplorons que les élèves et la grande cause nationale se trouvent pris en tenailles dans les luttes entre chercheurs, aussi utiles et légitimes soient-elles, et que le ministre ait choisi de sur-privilégier une démarche proche de son idéologie, oubliant de fait la neutralité du politique que l’on est en droit d’attendre de sa part.
  • Pour notre part nous maintiendrons une veille vigilante sur l’évolution et la poursuite du programme engagé, tout en restant à l’écoute des remontées des collègues du terrain.

 

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