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24 mars 2018

CARTE SCOLAIRE RURALE DÉSINTOX

Le SNUipp-FSU rétablit la vérité des faits et des chiffres sur les fermetures de classes en zones rurales, au terme de l’enquête qu’il a réalisée dans chaque département

Le communiqué : CARTE SCOLAIRE RURALE : DÉSINTOX

Le gouvernement tente de désamorcer la colère qui monte dans les territoires ruraux victimes de fermetures de classes à la prochaine rentrée. Le SNUipp-FSU rétablit la vérité des faits et des chiffres.

« Un taux d’encadrement en hausse dans toute la France, seulement 207 classes fermées en milieu rural liées à une démographie en baisse ». Jean-Michel Blanquer ne cesse d’allumer des contre-feux aux mobilisations qui se multiplient dans les zones rurales et le Président lui-même se déplace dans la campagne tourangelle pour apaiser parents et élus en vantant les créations de postes à son actif. Malheureusement les faits et les chiffres résistent.

Les faits, ce sont quelque 70 départements secoués par des actions et des mobilisations pour défendre des écoles menacées recensées sur le site internet du SNUipp-FSU.

Les chiffres, ce sont les données déjà collectées par le SNUipp-FSU dans 90 départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues. En ont été retirés les départements uniquement urbains, 75, 92… Au total : 1097 fermetures dans les écoles rurales pour seulement 289 ouvertures, soit un différentiel de 808 postes supprimés.

Les 3 880 postes créés pour la rentrée 2018 ne suffisent pas à financer la mesure-phare du gouvernement. Le dédoublement des CP et des CE1 en REP+ et des CP en REP « consommera » à la rentrée environ 6 200 postes. Même en tenant compte de la baisse démographique, ce sont près de 1 200 postes qui font défaut pour préparer la rentrée 2018. Recteurs et directeurs d’académie sont donc contraints à des redéploiements en ponctionnant les postes des secteurs ruraux pour les réaffecter dans les villes où se situe la majorité des réseaux d’éducation prioritaire, suscitant l’incompréhension car l’abaissement des effectifs dont on sait qu’il peut être facteur de réussite, n’est pas l’option retenue pour tous les élèves.

L’amélioration du taux d’encadrement dont se targue le gouvernement, si elle est réelle du point de vue mathématique, repose en fait sur un trompe-l’œil lié en partie aux classes dédoublées. On comprend l’embarras d’un chef d’État qui avait déclaré devant la conférence des territoires en juillet dernier qu’ « il n’y aurait plus de fermetures de classes dans les écoles primaires des territoires ruraux. » Une promesse non tenue à laquelle s’ajoutent les contre-vérités du ministre qui ne font qu’attiser la colère des élus, des parents et des enseignants. En l’état, à la rentrée prochaine, les conditions d’accueil vont se dégrader dans des zones rurales où l’école de la République joue un rôle essentiel pour lutter contre les inégalités territoriales.

Cartes scolaires en Dordogne depuis 2009

Au delà des 107 classes fermées depuis 2009, nous assistons à une accélération des fermetures pures et simples des écoles en milieu rural ainsi que des fusions d’écoles élémentaires et maternelles.

Les fusions posent la question de la "primarisation" et de la spécificité de l’école maternelle, à ce propos le blog de Paul Devin (Syndicaliste FSU, inspecteur de l’Education nationale, secrétaire général du SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs (IEN et IA-IPR).) apporte des éléments de réponse. Extrait : La fin de l’école maternelle ? La perspective énoncée est clairement celle de la fin de l’école maternelle pour lui substituer une institution nouvelle chargée de l’éducation des moins de six ans et bénéficiant d’une gouvernance commune au lieu de l’actuel clivage Santé et de l’Éducation nationale. voir l’article en entier ici

ANNÉESFERMETURES D’ÉCOLESFUSIONS D’ÉCOLES
2010LA ROQUE GAGEAC
2011PIEGUT PLUVIERS
2012LA ROCHEBEAUCOURT ET AST LAURENT SUR MANOIRE
2013BOSSETCENAC ET ST JULIEN
CALVIAC EN PERIGORDNONTRON
FIRBEIXSORGES
NANTEUIL AURIAC DE B.
SALAGNAC
ST PRIEST LES FOUGERES
2014
2015CHAMPS ROMAINBOULAZAC
GOUT ROSSIGNOLLE PIZOU
LEGUILLAC DE CERCLESPERIGUEUX
MAUZENS ET MIREMONTRIBERAC
RAZAC DE SAUSSIGNAC
ROUFFIGNAC DE SIGOULES
ST ANTOINE D AUBEROCHE
2016GREZESAGONAC
LIGUEUXBELVES
ST CERNIN DE L HERMBERGERAC
ST FRONT D ALEMPSEXCIDEUIL
ST MICHEL DE VILLADEIXLA FORCE
STE SABINE BORNLE BUISSON DE CADOUIN
VALEUILPERIGUEUX
VEYRIGNACTRELISSAC
2017BIRONBASSILAC
CHAMPAGNE ET FONTAINEBERGERAC
LACROPTECOULOUNIEIX CHAMIERS
MOLIERESLE BUISSON DE CADOUIN
QUEYSSAC
QUINSAC
SORGES ET LIGUEUX EN PGD
ST MAIME DE PEREYROL
ST MARTIAL VIVEYROL
ST ROMAIN ET ST CLEMENT
2018ST PAUL LIZONNE
PRESSIGNAC VICQBERGERAC
CAMPAGNESARLAT
SADILLAC
CHATRES
COLY
MOUZENS

Carte scolaire, la vérité des prix

Le SNUipp-FSU, après une enquête auprès de 97 départements, dévoile la réalité des chiffres de la carte scolaire 2018

Voici les éléments chiffrés réels de la carte scolaire 2018, au terme de l’enquête que le SNUIpp-FSU a réalisée auprès de 97 départements. Les premières instances d’attribution des moyens se sont tenues et la dotation totale de 3 880 postes est insuffisante pour assurer le dédoublement des CE1 de REP+ et des CP de REP qui à lui seul "consomme" 5 442 postes*.

Conséquence de cette dotation insuffisante : la facture est lourde pour les "Plus de maîtres" dont plus de 1 300 postes disparaissent sur les 3 000 existant encore à la rentrée 2017 alors même que ce dispositif plébiscité par la profession et aux résultats prometteurs n’a pas été évalué. Une facture lourde également pour la maternelle avec un solde négatif de près de 850 classes, paradoxal à quelques jours des assises, tout comme pour le rural avec un solde négatif de 808 classes. SI le remplacement est abondé de 334 postes et l’enseignement spécialisé de 224, cela ne représente qu’une goutte d’eau au regard des ponctions opérées les années passées et des besoins actuels.

Redéploiement de moyens

Cette dotation insuffisante qui a conduit à des redéploiements de moyens a été à l’origine de nombreuses mobilisations dans tout le pays rassemblant enseignants, parents et élus.

Outre ces chiffres qui démontrent l’insuffisance de postes, il y a aussi ce que ce que cette préparation de rentrée raconte. Affirmer donner la priorité au primaire ne peut pas être qu’un slogan : cela doit se traduire concrètement. La baisse démographique aurait pu permettre ici ou là des allègements d’effectifs, alors que plus de 100 000 classes dépassent 25 élèves (RERS 2017), la taille des classes va encore augmenter en dehors des CP et CE1 en éducation prioritaire.

Comment parler de l’importance du langage en augmentant la taille des classes en maternelle ? Comment justifier que les effectifs allégés sont facteur de réussite sans que cela concerne tous les élèves ? Comment justifier l’attention aux conditions d’apprentissage quand en milieu rural on trouvera à la rentrée des cours multiples à 3 voire 4 niveaux à plus de 20 élèves ? Ce sont toutes ces interrogations qui prédominent. Car s’arc-bouter sur une bataille de chiffres ne doit pas cacher certaines réalités. Donner plus à ceux qui ont moins est juste à condition de ne pas dégrader la situation de tous les autres. Améliorer l’école a un coût, certes économique mais dépend également du projet que l’on porte pour l’école. Au SNUipp-FSU nous voulons une école qui s’attaque aux inégalités scolaires, qui fasse sienne l’idée que tous les élèves sont capables de réussir et leur en donne les moyens.

L’école primaire française largement sous-investie doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour une meilleure formation des enseignants, des effectifs abaissés, des enseignants spécialisés, des remplaçants, un accompagnement pour réussir l’inclusion, des dispositifs moins de 3 ans, des maîtres en plus pour travailler différemment… La priorité au primaire ne peut en effet se payer de mots.

Le dossier de presse complet

Le tableau département par département

 

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