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17 janvier 2016

Réflexion du SNUipp24 sur le tissu scolaire

Alors que se tiendra une réunion du comité départemental tissu scolaire, le mardi 26 janvier à 15H00 en préfecture, nous avons analysé le document de présentation que l’on peut retrouver sur le site de la DSDEN ici

Le document de présentation

Appel à projet : aménagement du territoire scolaire - Rentrée 2016

Ce premier appel à projet s’inscrit dans le cadre du travail mené entre l’Union des maires de Dordogne et la DSDEN, lequel se traduira par une convention cadre en cours de finalisation.

Au sein du département et compte tenu de la baisse démographique durable depuis plusieurs années, une réflexion concernant les écoles existe déjà et l’objectif est de la formaliser et de l’accompagner.

OBJECTIFS

  • Accompagner l’effort des communes pour restructurer le réseau des écoles et ainsi limiter l’impact de la déprise démographique,
  • Réorganiser le service public de l’éducation en maintenant une offre scolaire de qualité pour les élèves,
  • Garantir une réflexion de qualité sur un territoire,

ENGAGEMENTS

  • De l’État : aide et expertise des IEN, maintien de la dotation en postes du territoire concerné pendant une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans à compter de la rentrée 2016,
  • De la ou les collectivités : travail sur un regroupement ou une fusion d’écoles au sein d’un même territoire, sur la base du cadre de travail mentionné ci-dessous.

CADRE DE TRAVAIL À PRIVILÉGIER

  • Renforcer la lisibilité du pôle maternelle et la scolarisation des enfants de moins de 3 ans en priorité dans les réseaux de l’éducation prioritaire,
  • Mettre en place de manière efficiente les dispositifs pédagogiques prévus par la loi de refondation de l’école,
  • Favoriser la proximité au sein du cycle 3 (CM1-CM2-6ème) pour faciliter les échanges dès le primaire et garantir la continuité école/collège,
  • Tendre vers une taille d’école permettant une décharge de direction ( à partir de 4 classes)
  • Limiter les classes à multi-cours pour respecter les cycles d’enseignement.

La date limite de retour des projets est fixée au 20 janvier 2016

Courrier co-signé de Mme Orlay (IA DASEN) M Vauriac (Président Union des Maires de Dordogne)

Éléments de réflexion et/ou d’interrogation du SNUipp-FSU24

  • A propos de la phrase : Accompagner l’effort des communes pour restructurer le réseau des écoles et ainsi limiter l’impact de la déprise démographique
    • La déprise démographique existe ( 31545 élèves en 2011 ; 31152 en 2012 ; 31169 en 2013 ; 31143 en 2014 ; 30969 en 2015). On pourrait s’interroger sur les causes afin d’y remédier, au lieu de tenter de traiter les conséquences. La fragilité du milieu rural n’est-elle pas amplifiée par les fermetures ? Quand il ne reste plus d’école dans un territoire, les parents ne finissent-ils pas par quitter définitivement ce territoire ? Où bien ne tentent-ils pas une scolarisation parallèle (auquel cas ces enfants ne sont plus comptés dans les effectifs du 1°degré public).
    • Par ailleurs, notre département est particulièrement vaste avec un nombre de communes et d’écoles très important rapporté à la population scolaire. Nous avons une centaine d’écoles de plus que les Landes pour une population scolaire comparable ce qui rend la déprise démographique diffuse, il n’y a pas de villes ou de villages qui perdent d’une année sur l’autre quarante élèves… Depuis les années Sarkozy les décisions d’ouvertures et surtout de fermetures sont souvent prises sur la base d’un élève en plus ou en moins.
  • A propos de la phrase : Réorganiser le service public de l’éducation en maintenant une offre scolaire de qualité pour les élèves,
    • L’offre de qualité scolaire ; s’il s’agit de fusionner (donc de fermer des écoles) ; se traduira inévitablement par un allongement de la distance entre le domicile et l’école pour certains élèves qui devront se lever plus tôt et parcourir plus de kilomètres en car. A l’heure du réchauffement climatique et de la réforme des rythmes, cela laisse songeur.
    • De plus, aucune étude du ministère ou des universités ne montre de différences significatives entre les enfants de milieu rural et ceux de milieu urbain en termes de performances scolaires à l’entrée en sixième. Il est vrai, par contre que le travail en multi-cours demande plus d’investissement à l’enseignant mais, quand celui-ci est bien accompagné et conseillé, chacun y trouve son compte : les enfants, les familles, les élus, et l’enseignant lui -même. De nombreux collègues choisissent après quelques années de rester dans de petites structures. Pour s’en persuader il suffit de ré-écouter l’émission du dimanche 4 octobre 2015 « École à vendre » du magazine Interception de France Inter et de parcourir les documents proposés par le site internet de la FNER. (Fédération Nationale pour l’Ecole Rurale)
  • A propos de la phrase : Garantir une réflexion de qualité sur un territoire,
    • Quand il s’agit de mener une réflexion de qualité sur un territoire, s’agit-il de la réflexion qui doit être de qualité ou bien du résultat que produit celle-ci sur le-dit territoire ?
  • A propos de la phrase : ENGAGEMENTS de l’État : aide et expertise des IEN, maintien de la dotation en postes du territoire concerné pendant une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans à compter de la rentrée 2016,
    • L’état s’engage sur 3 ans, mais qu’en sera t-il à compter de la rentrée 2016 ? Car rien n’est exclu pour les opérations de carte scolaire 2015, il y a donc risque de fusions accompagnées de fermetures….« pouvant aller jusqu’à 3ans » ou pas. Quelle assurance est donnée ici ? Nos écoles réorganisées à la façon de celles des Landes, (moins d’écoles et plus de classes) seront-elles traitées sur le même pied « d’égalité » au titre du P/E académique ? Dans ce cas nos 1680 postes classes (équivalents temps plein) seront-ils amputés de 67 unités ?
  • A propos de la phrase : ENGAGEMENTS de la ou les collectivités : travail sur un regroupement ou une fusion d’écoles au sein d’un même territoire, sur la base du cadre de travail mentionné ci-dessous.
    • Les collectivités sont invitées à travailler sur le regroupement ou la fusion d’écoles au sein d’un même territoire. Cela va de pair avec la réforme territoriale, celle qui pousse les communes à fusionner sous peine de voir leur dotation de l’Etat baisser.
  • A propos du cadre de travail
    • Le SNUipp partage les attendus explicites du cadre de travail : scolarisation des enfants de moins de 3 ans, garantir la liaison école-collège, augmenter le nombre de décharges de direction.
    • Mais pas à n’importe quel prix et à la condition que la spécificité rurale de la Dordogne soit reconnue et accompagnée. Pour ce faire, il faudra laisser des classes en milieu rural, même si les effectifs par classe sont loin des moyennes académiques. Le Nord de la Dordogne et le Sarladais ont déjà payé très chèrement le recul des services publics (Postes, Perceptions…). Souvent il ne reste plus que l’école comme dernier lien avec eux. La vraie équité serait de donner plus à ces territoires en passe d’être abandonnés. L’étude de l’INSEE, « Accès aux services, une question de densité des territoires » publiée le 6 janvier 2016 montre déjà les difficultés de notre département. Au moment où beaucoup d’habitants des territoires ruraux se sentent abandonnés par l’état, il n’est peut-être pas judicieux de leur donner des preuves supplémentaires.
    • Pour finir, nous nous interrogeons sur le motif de ces fusions (d’écoles, de communes, de communauté de communes). On nous avance des arguments d’efficacité, de qualité, d’économie…. Les économies seront-elles bien au rendez-vous dans ces grandes structures ? Et l’efficacité ? Et la qualité ? Nous sommes en revanche certains de perdre en proximité, et en lien social. Et ce dernier n’a pas de prix.
    • Mairie ou école, menacée en carte scolaire et/ou tissu scolaire, vous pouvez nous contacter, nous vous apporterons toute l’aide possible.

Compléments d’information

 

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