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14 janvier 2013

Le 23 janvier : déterminés pour l’école !

Conditions de travail, revalorisation salariale, carte scolaire, réforme des rythmes : Pas de décisions sans les enseignants. Le 23 janvier sera l’occasion d’adresser 101 interpellations au ministre pour un VRAI changement !

Carte scolaire, effectifs en maternelle, RASED, remplaçants, « plus de maitres que de classe », travail en équipe, conditions de travail, rythmes… la refondation ne doit pas rater le coche de la « priorité au primaire » pour la réussite de tous. Parce qu’on ne peut pas envisager que les conditions de travail des enseignants soient déconnectées des conditions de réussite des élèves, le SNUipp-FSU a pris l’initiative d’interpeller le ministre dans chaque département : 101 interpellations pour répondre aux besoins de l’école.

Conditions de travail

L’enquête menée par Harris Interactive pour le SNUipp auprès de plus de 23.000 enseignants en novembre 2012 l’a confirmé : si les enseignants aiment leur métier, leurs conditions de travail se sont considérablement dégradées ces dernières années. Ainsi, parmi leurs priorités pour l’avenir de l’école primaire, arrivent en tête la baisse du nombre d’élèves par classe (81%), la refondation de la formation des enseignants (75%) et le développement du travail en petits groupes grâce au « plus de maîtres que de classes » (73%). Mais c’est aussi leur quotidien professionnel qui doit changer : relations avec la hiérarchie, poids croissant des demandes, contrôles tatillons… Car malgré la confiance renouvelée de Vincent Peillon dans la professionnalité des enseignants, ceux-ci doivent pouvoir travailler avec sérénité avec leurs élèves.

Plus de temps …

Et l’une de ces conditions majeures est de pouvoir disposer de temps ! Car au-delà de la présence face aux élèves, il y a toute la dimension du travail invisible : préparations, corrections, rencontres avec les familles et les différents partenaires, réunions avec les collègues… Un temps invisible mais palpable : 43h heures hebdomadaires en moyenne selon une enquête du SNUipp-FSU renseignée par plus de 30.000 enseignants. Et si le ministère vient de revoir la copie de la répartition des 108h, on est encore loin de la demande de 3h de concertation hebdomadaires… D’autant que la mise en place de nouveaux dispositifs (« plus de maîtres que de classes », scolarisation des moins de 3 ans, liaisons école-collège…) vont réclamer davantage de travail en équipe…

Carte scolaire : concrétiser la priorité au primaire

Certes, la création de plus de 3 000 nouveaux postes va apporter un premier souffle. Mais cela ne suffira pas à répondre aux besoins de bon nombre d’écoles qui souffrent depuis de nombreuses années d’une véritable asphyxie budgétaire… Pour preuve, le ministère a paré au plus pressé en affectant principalement les moyens dans les académies les plus déficitaires. En conséquence, beaucoup de départements ne verront pas la couleur du changement. Et pourtant, la situation appellerait un véritable plan d’urgence, quand les maîtres de RASED ou les remplaçants manquent à l’appel, sur fond de classes surchargées. Il faudra que ces moyens soient affectés prioritairement aux élèves et aux écoles les plus en difficulté. Mais il faudra aussi que ce premier élan s’amplifie pour que la « priorité au primaire » devienne une réalité.

Se donner le temps des rythmes Le SNUipp-FSU a toujours estimé que la question des rythmes devait concilier réussite des élèves et conditions de travail des enseignants. La semaine de 4 jours avait créé des journées à rallonge, souvent sans bénéfice pour les élèves. Pourtant, le retour à la semaine de 4,5 jours a soulevé plus de flou qu’il n’a apporté de réponses concrètes aux enseignants. D’autant que cette question, aussi essentielle soit-elle, n’arrive que loin derrière les principales préoccupations des enseignants qui estiment qu’elle ne constitue pas un levier déterminant pour résoudre le problème de l’échec scolaire. D’où le vote en contre du SNUipp-FSU lors du CSE devant un projet d’aménagement scolaire qui n’offre aucune garantie d’un périscolaire gratuit et de qualité pour tous. Autre inquiétude : le décret donne la possibilité qu’une organisation scolaire soit décidée en dehors du conseil d’école. Les conseils d’école doivent être l’instance incontournable de proposition et de discussion sur ce sujet. Enfin, le SNUipp-FSU a toujours exigé que soit discuté et examiné simultanément le temps élèves et le temps enseignant. Or, rien n’a été clairement finalisé concernant le temps de travail des enseignants ni au sujet d’une nécessaire compensation financière…

101 interpellations pour l’école

La démarche de la refondation de l’école, si elle ne veut pas passer à côté de ses objectifs, doit maintenant prendre à bras-le-corps toutes ces problématiques. Le ministre a pu déclarer qu’« on ne peut pas faire progresser les écoles sans les enseignants ». Le 22 janvier, les enseignants parisiens seront en grève et le 23 janvier, dans chaque département, les enseignants seront dans la rue pour lui répondre « Chiche monsieur le ministre ! ».

Dans notre département, cette journée prendra la forme d’une RIS spéciale qui permettra d’informer les élus, de la Dordogne de nos positions.

 

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