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17 septembre 2012

Un rapport veut redonner toute sa place à l’EPS

Mutations, nouveaux enjeux notamment concernant la santé, le vivre ensemble… un rapport milite pour redonner toute sa place à la pratique sportive à l’école primaire, un point qu’il ne faudra pas oublier dans les discussions sur la refondation de l’école.

Alors que la semaine à venir devrait s’animer autour de la journée nationale du sport à l’école le 19 septembre prochain, il semble intéressant d’opérer un retour sur le rapport intitulé La pratique sportive à l’école primaire publié en mai 2012. Les auteurs, Christian Loarer (IGEN) et Joël Sallé (IGAENR), après avoir interrogé la place de l’EPS aujourd’hui à l’école primaire, concluent sur des propositions évidentes, mais rarement réalisées.

Ainsi la première des recommandations porte sur la reconquête des 3 heures hebdomadaires. « L’horaire de l’EPS représentant le huitième de l’horaire total et le temps de récréation pouvant être estimé à deux heures hebdomadaires, l’EPS ne devrait contribuer que de 15 minutes hebdomadaires pour les récréations » au même titre que les autres matières… De même il faut que « le temps effectif de pratique physique ne soit pas inférieur à 80 % de la durée totale de l’activité proprement dite (c’est-à-dire en dehors du temps nécessaire aux déplacements et au vestiaire) »… Même principe à appliquer pour la formation initiale et continue ainsi que pour les animations pédagogiques où la part de l’EPS devrait être proportionnelle… Autant dire qu’il s’agit ici d’inverser une dynamique de formation concentrée sur le lire-écrire-compter et de stopper le retrait progressif des conseillers pédagogiques spécialisés pour l’EPS !

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La pratique sportive à l’école sous tous les rapports

Après un retour historique et notionnel sur EPS et sport, les auteurs observent que l’enseignement de l’EPS et les rencontres sportives sont assez bien pratiqués même si c’est souvent en deçà des horaires préconisés. La diversité domine du point de vue de l’enseignement, de l’organisation et des inégalités d’équipement ou ressources.

L’augmentation de partenariats (associations, fédérations) et de la participation des collectivités produit ce qu’ils appellent « un modèle en mutation » qui « se caractérise par une interpénétration temps scolaire - hors temps scolaire provoquée par l’évolution des modes d’intervention de l’USEP et de l’UGSEL mais aussi, et surtout, par l’intervention croissante d’animateurs sportifs formés et qualifiés, capables d’agir en parfaite synergie avec des professeurs qu’ils contribuent même à initier et former ». Ils pointent de nouveaux enjeux articulés autour des pratiques sportives en soi mais aussi en tant qu’ « activité sociale de référence » en y incluant différentes préoccupations : santé publique, handicap, vivre ensemble, etc. Ils examinent assez longuement l’encadrement depuis le pilotage national jusqu’à l’action des niveaux déconcentrés, des collectivités, des associations et des fédérations… Dans un rapide panorama européen, les inspecteurs s’attardent sur le modèle suédois.

Des propositions concrètes

Les propositions reposent sur le fait que l’EPS est une des huit disciplines enseignées à l’école primaire : elle devrait donc représenter 12 % de l’emploi du temps avec « 80 % du temps consacré à une activité sportive effective » et 12 % de la formation des enseignants. Une inspection sur 8 devrait se faire en EPS. Par ailleurs les DASEN sont invités à concevoir « des plans de développement du sport scolaire et la mise en oeuvre de programmes annuels de rencontres sportives dans les écoles publiques de chaque circonscription ». Les écoles, quant à elles, devraient systématiquement intégrer dans leur projet un volet sur l’EPS : programmation de l’enseignement, des activités et articulations avec celles offertes au niveau local (club, associations, collectivités…). Les dernières préconisations portent sur la construction d’un « parcours sportif personnel » : repérage des besoins de l’élève au niveau de l’école, coordination des pratiques dans et hors temps scolaires en faisant l’inventaire des ressources locales et en identifiant bien la nature et le rôle des différents intervenants. L’information, la présentation des activités et leur rendu aux familles doit être intégré dans ce processus.

Rapport La pratique sportive à l’école primaire

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Rapport EPS

 

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