www.snuipp.fr

SNUipp 24 Dordogne

Vous êtes actuellement : Archives  / ASH 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
10 janvier 2012

Compte rendu de l’audience au ministère sur le recrutement des psychologues scolaires 05 décembre 2011

Le SNUipp avait sollicité une audience pour connaître les arbitrages du ministre concernant le recrutement des psychologues scolaires à l’avenir.

Audience au ministère du 5 décembre 2011

Présents : MEN : M. HUSTER, Mme DEBUCHY, conseillers du ministre, SNUipp : Marianne BABY (Secrétaire générale adjointe), Véronique BRUNE, Annette CLAVERIE, Françoise DALIA (collectif national des psychologues du SNUipp-FSU.

Le SNUipp avait sollicité une audience pour connaître les arbitrages du ministre concernant le recrutement des psychologues scolaires à l’avenir. Une première réponse, positive, est apportée suite au courrier du SNUipp-FSU au ministre le 7 novembre 2011 concernant la demande du maintien du recrutement DEPS pour 2012-2013. Les appels à candidature doivent arriver prochainement. Dès janvier, nous vous invitons à prendre contact avec les services de l’IA et à nous signaler toute difficulté.

Pour l’avenir, il n’y aura pas de recrutement spécifique dans le cadre du concours PE, comme envisagé par la DGRH. Le ministre nous avait déjà fait part de son arbitrage quant au maintien d’un recrutement de psychologues scolaires, sans création d’un corps spécifique ni de psychologues du premier degré ni de psychologues Education nationale. Les psychologues des écoles seront recrutés parmi les professeurs des écoles titulaires d’un master 2 de psychologie. Comme les autres candidats, les étudiants, déjà titulaires d’un master ou au cours de leur master 2 de psychologie, se présenteront au concours PE. A l’instar de tous les autres lauréats, ils effectueront ensuite une année de professeur stagiaire. C’est à l’issue de leur titularisation qu’ils pourront faire valoir leur diplôme de master 2 de psychologie pour postuler sur un poste de psychologue scolaire. Pour le ministère, ces choix visent à garantir la pérennité des psychologues des écoles dans l’Education nationale, a contrario d’un scénario d’externalisation. Il met également en avant qu’il répond à la demande de reconnaissance au niveau master 2 de psychologie et à la mobilité professionnelle qui en découle.

Pour favoriser l’accès sur postes de psychologues aux enseignants en poste, des dispositifs type VAE ou congés formation, dans le cadre du DIF notamment, permettraient de compléter un cursus universitaire pour obtenir un master 2 psy.

Suite aux interrogations du SNUipp sur la formation dont bénéficieraient les futurs psychologues dans leur parcours, le ministère répond :

1) sur le temps universitaire, le master de psychologie valide déjà des compétences en psychologie. Les universités pourraient proposer des masters en alternance aux candidats aux concours PE inscrits en M2 psy (comme cela existe pour les candidats inscrits dans les master « métiers de l’enseignement ») avec une journée d’exercice sur le terrain.

2) sur l’année de stagiaire, l’exercice du métier d’enseignant reste un préalable dans le cursus du psychologue scolaire pour connaître la nature des difficultés scolaires des élèves. La DGRH va étudier les possibilités de diversification des parcours, des modules de formation « spécial psy » pourraient être proposés, une partie des stages pouvant se faire en psychologie scolaire. Le SNUipp sera reçu par la DGRH au cours du prochain trimestre sur ces aspects.

Pour le SNUipp, le ministre assurant vouloir « sanctuariser » les postes de psychologues, aucune fermeture de postes ne devrait s’effectuer. Il faut donc assurer le renouvellement de la profession par un recrutement adéquat. Or, le vivier des lauréats au concours de PE titulaires d’un master 2 de psychologie sera vraisemblablement largement insuffisant pour faire face aux besoins. Pour les futurs candidats la préparation du concours PE, articulée à un master non adéquat , sera un frein supplémentaire. De plus, le ministère ne répond pas réellement à l’absence de formation particulière au métier de psychologue scolaire : quelle université pourra mettre en place des masters psy en alternance dans l’EN ? Comment, pour le PES, envisager que la formation soit axée sur le métier de psychologue des écoles alors que cette année-là, il sera validé comme enseignant ? Le SNUipp dénonce également l’absence de clarification de la fonction et du statut des psychologues des écoles, par ce maintien obligatoire d’un passage par la fonction d’enseignant pour accéder à celle de psychologue, cas unique en Europe et dans la fonction publique. Le SNUipp a vivement dénoncé l’absence de réelles perspectives de recrutement. Il estime que l’absence de projet et de perspective du MEN pour les psychologues des écoles comportent des risques d’assèchement du vivier et, à terme compromettent l’avenir des psychologues des écoles.

Le SNUipp a fait part des inquiétudes concernant la situation des Rased, dans un contexte de carte scolaire qui s’annonce très difficile. Il rappelle les missions de prévention, d’aide et de suivi des RASED qui évite de médicaliser systématiquement les difficultés ou de les qualifier de « situation de handicap ». Pour le ministère, il faut « optimiser le fonctionnement des RASED et changer leur travail en les sédentarisant ».

Le SNUipp demande que la titularisation des faisant-fonction après une année de fonctionnement sur un poste de psychologue soit effective, ce qui veut dire que les faisant-fonction participent aux opération de mouvement au même titre que les titulaires de DEPS (sans différenciation), qu’ils perçoivent l’indemnité de sujétions spéciales et que leur qualification leur reste reconnue même en cas de changement de département. Il demande au ministère d’intervenir dans ce sens auprès des IA par note de service.

Les budgets alloués aux remboursements des frais de déplacement ne sont généralement pas connus des personnels en début de trimestre. Malgré les demandes du SNUipp de transparence, l’opacité demeure. L’application Ulysse dans laquelle les personnels ne peuvent pas rentrer la totalité de leurs déplacements (blocage de l’application quand le montant de l’enveloppe est atteint) ne permet plus de faire apparaître les besoins réels et pénalise les collègues qui déclarent leurs frais réels pour les impôts. Le SNUipp demande la reconnaissance par l’administration de tous les déplacements engagés et dénonce la faiblesse des enveloppes budgétaires pour les déplacements professionnels.

 

4 visiteurs en ce moment

*Top

Pour nous contacter :

SNUipp-24, Bourse du travail,

26 rue Bodin

24029 PERIGUEUX cédex

Tel : 05 53 08 21 25

Mail : snu24@snuipp.fr

FAX : 09 71 70 52 52


©Copyright 2006 - SNUipp 24 Dordogne, tous droits réservés.